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De l’analyse à la stimulation des zones réflexes en réflexologie.

Mis à jour : il y a 5 jours


Grâce à son action sur l’ensemble de notre organisme, la réflexologie plantaire est reconnue pour soulager un grand nombre de troubles.

Mais qu’entendons-nous par troubles ?

Par quel mécanisme cette pratique arrive-t-elle à obtenir autant de bénéfices sur notre santé ?

Au travers d’un schéma, cet article explique le fonctionnement général de la réflexologie plantaire et revient sur chaque élément qui le compose : l’analyse des zones réflexes, la mise en place de protocoles et les techniques de stimulation des réflexes.


Qu’est-ce qu’un trouble en réflexologie ?


Dans la pratique réflexologique, on considère qu’un trouble est un dysfonctionnement d’une partie de notre organisme. L’atténuation des troubles aide à retrouver un meilleur état de santé.


Ces troubles sont de deux types : symptomatiques et non symptomatiques.


Les troubles symptomatiques sont ceux qui sont descriptibles par la personne. Comme exemple, on peut citer les lombalgies, bouffées de chaleur et maux de tête : ce sont des symptômes descriptibles. Divers protocoles de réflexologie permettent d’obtenir une amélioration sur ces mêmes troubles. Cette façon de procéder ne prend pas en compte les modifications des zones réflexes plantaires.

Les troubles non symptomatiques ne sont pas descriptibles. Il est néanmoins possible de les identifier. En effet, quand un organe est en « dysfonctionnement » dans le corps, on observe une zone réflexe modifiée correspondante sur le pied. C’est là le cœur du travail en réflexologie : détecter, analyser, stimuler et voir ensuite l’évolution des zones réflexes plantaires et des symptômes.


Le schéma ci-dessous montre le fonctionnement général du travail en réflexologie.

La détection et l’interprétation des zones réflexes


Le chaud, le froid, la texture, la consistance, le degré d’humidité… Notre toucher nous en dit long sur tout ce qui nous entoure. Ce sens essentiel à notre quotidien est d’une précision extrême, il nous permet de reconnaitre et d’identifier instantanément tout ce que l’on touche.

En passant nos doigts sur une surface lisse, on ressent tout ce qui est invisible à notre regard. Chaque aspérité, rayure, rugosité est immédiatement détectée par nos doigts et analysée par notre cerveau.

En réflexologie, tout commence par l’analyse des zones réflexes plantaires. Plusieurs critères sont pris en compte.


La consistance générale des tissus cutanés. Cela se fait très rapidement, en général avec le plat des doigts en appui progressif. Les différentes zones de tension, la chaleur corporelle et la texture de la peau peuvent donner des informations sur le niveau de vitalité de la personne et aussi sur d’éventuelles zones de tension musculaire.


L’analyse tactile de chaque zone réflexe se fait principalement avec le bout des doigts, surtout pouce et index. Certains réflexes sont faciles à détecter s’ils sont superficiels et étendus, d’autres peuvent être plus profonds et de la taille d’un tout petit gravillon rendant leur localisation difficile. La superposition des zones réflexes plantaires (lié à la superposition des organes dans le corps) rend cette analyse encore plus difficile.

Le niveau de douleur ressenti par la personne est également important à prendre en compte. Celui-ci peut néanmoins être modifié par certains traitements (antalgique, chimiothérapie, anxiolytique…), mais aussi par une baisse de vitalité. Il faut donc parfois se fier uniquement à notre propre ressenti.


L’analyse du pied permet la mise en place d’un protocole de soins adapté et personnalisé, car cela permet d’agir sur des parties de l’organisme qui en ont besoin.

Si l’on se réfère à notre schéma et que l’on retire la partie analyse, il se trouverait réduit des deux tiers. Sans détection et analyse des zones réflexes plantaires, les bénéfices de la réflexologie seraient certainement également réduits dans la même proportion des deux tiers.


Mise en place d’un protocole de soins


La connaissance théorique des interactions entre les différents organes ou parties de notre corps est primordiale à toute mise en place de protocole. Celui-ci est la résultante de l’analyse des réflexes plantaires et des symptômes ressentis. Ces deux approches étant complémentaires.

Un protocole efficace doit cibler les parties du corps à stimuler en priorité afin d’obtenir des bénéfices rapides tout en permettant de travailler sur le retour à un bon équilibre physiologique.


La stimulation des zones réflexes


C’est la partie du soin qui se voit, celle qui va provoquer un bénéfice sur l’amélioration des troubles.

Pour être efficace, on doit appliquer une « pression juste ». C’est-à-dire une pression résultant de trois facteurs qui sont la durée de stimulation, la force de pression et la technique utilisée. Ces trois facteurs sont à adapter constamment en fonction de l’état de vitalité et du niveau de tolérance de chaque personne.


La durée de stimulation est la plus facile à ajuster, elle dépend surtout de la texture de la zone réflexe plantaire. Cette durée peut aller jusqu’à cinq minutes par zone.


La force de pression. C’est sans aucun doute le paramètre le plus délicat. Une pression trop faible n’aura aucun effet, elle ne déclenchera pas la « boucle réflexe ». Inversement, une pression trop forte provoque une réaction de défense qui réduira également la réponse réflexe. Le ressenti est ici très important, mais pas suffisant, car il faut garder à l’esprit l’atténuation de la sensibilité liée aux traitements ou à la baisse de vitalité.

La « pression juste » provoque une douleur qui doit rester supportable.


Les techniques utilisées en réflexologie sont très nombreuses. Pression fixe, en pulsions, circulaires ou mouvements glissés et bien sûr la reptation. Là encore, ils sont choisis en fonction de la localisation de la zone à stimuler et de la texture cutanée.

Quel que soit la méthode utilisée ou le niveau de pression, le rôle du contre-appui est ici fondamental. Une méthode consiste d’ailleurs à rendre ce contre appui dynamique. On inverse les rôles. Ce n’est plus le pouce ou les doigts qui bougent pour stimuler la zone réflexe, mais la zone réflexe qui vient bouger sous le pouce ou les doigts. Cela permet d’avoir un appui en gardant une zone fixe du doigt qui stimule et ainsi de travailler la zone réflexe de façon très précise.

Cette approche donne de très bons résultats, elle est moins douloureuse pour la personne qui reçoit et aussi moins fatigante pour le praticien, car les forces sont réparties entre les deux mains.

« Dynamiser son contre-appui » a comme conséquence un relâchement rapide et profond des zones de tensions.


L’évolution des textures réflexes est très souvent liée à une diminution des troubles. C’est ce qui permet d’évaluer l’efficacité de nos séances de réflexologie.


La réflexologie ne se substitue pas à la médecine conventionnelle.

Le réflexologue ne peut pas faire un diagnostic, modifier un traitement ou participer à une décision thérapeutique.

Conformément à la loi, la pratique de la réflexologie ne peut être en aucun cas assimilée à des soins médicaux ou de kinésithérapie, mais à une technique de bien être par la relaxation physique et la détente libératrice de stress. (Loi du 30.04.1946, décret 60669 de l’article l.489 et de l’arrêté du 8.10.1996.)



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