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Base d’une méthodologie consensuelle en réflexologie plantaire



Il existe différentes approches de la réflexologie plantaire, que ce soit dans la localisation de certains réflexes, mais aussi dans l’application pratique des protocoles de soins. Mais, quelles que soient les méthodes utilisées, elles convergent toutes vers le même but : soulager les troubles et les symptômes grâce à la stimulation de points réflexes.


L’objectif de cet article est de proposer les bases d’une méthodologie qui soit commune à la très grande majorité des pratiques de réflexologie plantaire.


L’intérêt de cette démarche est de pouvoir intégrer plusieurs techniques et protocoles de soins différents tout en gardant une structure cohérente.

Cela implique de simplifier et d’épurer au maximum la façon de travailler en séance et de revenir à la base de la réflexologie qui considère que le pied est le miroir du corps.

Cette façon de procéder amène à regrouper les réflexes en trois catégories distinctes et complémentaires, les réflexes primaires, secondaires et généraux.


Les réflexes primaires


Les réflexes primaires sont des points ou des zones plantaires dont la texture est modifiée suite au dysfonctionnement d’un organe, glande ou partie du corps. On parle de réflexes perturbés. Ce sont les réflexes principaux à travailler en séance, car leur action ciblée agit à l’endroit exact de l’organisme qui est en « déséquilibre ». C’est la base de la pratique.


Dans ce cas présent, on ne tient pas compte des motifs de consultation. On repère les zones, les points réflexes et on les stimule.


Leur repérage se fait de façon méthodique lors de la première séance, cela donne une cartographie précise des zones à travailler.

Utiliser le plat des doigts (sans lubrification) avec un appui progressif, donne un très bon aperçu de la consistance des tissus alors que certains réflexes précis sont repérés plus facilement par un mouvement de glissé avec le bout des doigts.

Des raideurs ou tensions importantes dans le pied peuvent rendre difficile la localisation des réflexes primaires, d’où l’intérêt des mouvements de relaxation pour assouplir le pied.

La stimulation des zones réflexes peut se faire en même temps que le repérage. La force de l’appui doit être suffisante pour déclencher l’arc réflexe.


Pour les nombreux cas de réflexes bilatéraux, il est possible de travailler les deux pieds en même temps. Un travail bi manuel dynamique permet de comparer, stimuler et évaluer les zones réflexes entre les deux pieds.

Il est souhaitable de revenir plusieurs fois au cours d’une même séance sur une même zone en respectant une pause dont la durée correspond généralement au temps de travail sur d’autres parties du pied.


On pourrait résumer le travail sur les réflexes primaires avec le schéma suivant :

L’évolution de ses zones réflexes d’une séance à l’autre est très souvent liée à l’évolution des symptômes corporels


Les réflexes primaires sont le reflet des dysfonctionnements de l’organisme


Note : En réflexologie, un réflexe perturbé est lié à « dysfonctionnement » sur une partie du corps et indique une zone à stimuler pour permettre à l’organisme de retrouver un bon état physiologique (homéostasie). En aucun cas cela il ne peut y avoir de relation avec une pathologie supposée. Un réflexologue ne fait jamais de diagnostic.


Les réflexes secondaires


Les réflexes secondaires n’ont de secondaires que leur nom, car leur stimulation est primordiale.

Ce sont des points ou zones réflexes plantaires qui agissent directement sur les symptômes de la personne.

La démarche est différente que celle du travail sur les réflexes primaires. Cette fois, le protocole de soins tient compte uniquement de l’entretien préalable à la séance.

Si les réflexes primaires nécessitent une bonne maitrise technique, les réflexes secondaires demandent de très solides connaissances théoriques.

Quelle que soit l’approche que l’on utilise dans sa démarche de soins il est primordial de bien connaitre la localisation, le fonctionnent des organes ainsi que les rapports qu’ils entretiennent entre eux.

On peut bien sûr se contenter « d’apprendre par cœur » une liste de réflexes à stimuler en fonction de tel ou tel symptôme, mais comprendre la logique de ce que l’on fait donne l’avantage de s’adapter à toutes les situations. Une bonne connaissance des mécanismes qui régissent le corps humain est primordiale pour une bonne pratique de la réflexologie.


Les réflexes secondaires sont stimulés de façon moins intensive que les principaux et comme leur texture est « normale » il n’y a pas d’évaluation à faire.

Les réflexes secondaires agissent sur toutes les parties du corps qui ont un rapport avec les troubles et symptômes.



Une catégorie particulière


Il existe une catégorie de réflexes très spécifiques. Quand un point secondaire (lié au symptôme) correspond également à un réflexe perturbé, on est dans le cas d’un réflexe qui a une action sur une partie du corps en dysfonctionnement et qui est en rapport avec les symptômes ressentît.


Ce sont des réflexes prioritaires et leur évolution au cours des séances, mais aussi d’une séance à l’autre doit être l’objet d’une attention particulière.

Exemple : Une personne se plaint de fourmillement dans les deux mains le matin au réveil.

Après l’analyse des pieds, on trouve les réflexes primaires suivants : vessie — épaule — lombaire — côlon ascendant.

Dans la liste des réflexes secondaires on a : cervicales — muscle du cou — épaule…

Dans ce cas, l’épaule est à la fois dans le protocole de soins pour atténuer le symptôme qui concerne les « fourmillements des mains » et c’est un réflexe que l’on a trouvé perturbé lors de l’examen du pied.

L’évolution de la texture du réflexe de l’épaule sera (très souvent) dans ce cas un indicateur fiable de l’évolution du symptôme « fourmillement des mains »


L’évolution de la texture d’un réflexe prioritaire est très souvent le reflet d’une l’évolution du symptôme et des troubles


Les réflexes généraux


Les réflexes généraux sont des points ou des zones réflexes plantaires qui ont une action sur l’ensemble de l’organisme. Leur but est de potentialiser l’effet des séances.


Leur structure est tout à fait normale et ils n’ont pas forcément de liens avec les motifs de consultation.

Ils sont le plus souvent travaillés lors de chaque séance tant le bénéfice est important. Si l’on ne disposait que d’une quinzaine de minutes pour une séance, ce sont eux que l’on ferait en priorité sans se soucier des zones perturbées (Rx primaires) et des motifs de la séance (Rx secondaires).


Ce peut être par exemple le travail sur l’hypophyse pour son rôle sur l’ensemble du système hormonal, les reins pour aider à éliminer les toxines ou encore un travail intense sur les orteils au vu de leurs richesses en points réflexes.


Note : Les mouvements de relaxation sont une catégorie à part que l’on pourrait presque classer dans les réflexes généraux, car ils assouplissent bien le pied et ont un effet relaxant sur la personne.


Voici une animation qui résume les différents types de réflexes et leur action :



Le principe de la réflexologie plantaire qui est qu’une action sur des points et zones réflexes du pied agisse sur l’ensemble de l’organisme est très facile à comprendre. Le fait d’avoir une action à distance permet une mise en application rapide et sans risque. Même la personne qui débute peut obtenir rapidement des résultats sur un grand nombre de troubles.


Malgré cela et pour améliorer sa pratique, une bonne maitrise technique et théorique est indispensable.


La méthodologie qui vient d’être décrite classe les réflexes par modes d’action :

  • Partie du corps en dysfonctionnement : les Réflexes primaires

  • Symptômes et troubles : Les réflexes secondaires

  • Action générale : les réflexes généraux.

Cette façon de procéder permet d’intégrer à sa pratique plusieurs méthodes de réflexologie ainsi que la grande majorité des formations à thèmes proposées aux réflexologues : système digestif, pratique en oncologie, troubles féminins, enfants, textures réflexes, stress, femme enceinte…



La réflexologie ne se substitue pas à la médecine conventionnelle.

Le réflexologue ne peut pas faire un diagnostic, modifier un traitement ou participer à une décision thérapeutique.

Conformément à la loi, la pratique de la réflexologie ne peut être en aucun cas assimilée à des soins médicaux ou de kinésithérapie, mais à une technique de bien être par la relaxation physique et la détente libératrice de stress. (Loi du 30.04.1946, décret 60669 de l’article l.489 et de l’arrêté du 8.10.1996.)


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