Pourquoi la réflexologie améliore-t-elle la circulation ?


C’est une des premières notions que l’on apprend en réflexologie et c’est aussi un des bénéfices qui est constamment mis en avant. Au vu des nombreux avantages que cela engendre pour notre santé, cela est bien normal.

La réflexologie améliore la circulation du sang, de l’influx nerveux, mais aussi de l’ensemble de nos fluides corporels.

Notre corps est ainsi mieux nourri et mieux oxygéné. Les systèmes nerveux et hormonaux fonctionnent de façon plus fluide et nos différents organes peuvent mieux communiquer les uns avec les autres.

Tout cela aide notre organisme à retrouver un bon équilibre physiologique et donc à fonctionner au mieux de ses propres possibilités.

Les divers protocoles de réflexologie découlent d’ailleurs de ce principe de base. Dans un premier temps, on stimule la zone réflexe qui correspond directement à la région du corps touché par un trouble. Dans un deuxième temps, on va stimuler toutes les zones réflexes qui correspondent à des parties du corps qui peuvent soutenir la zone initiale. Mais tout cela ne peut se faire qu’avec une bonne circulation de l’influx nerveux, du sang (donc des hormones) et des fluides corporels.


Malgré tout, une question fondamentale se pose :


Pourquoi la réflexologie améliore-t-elle la circulation ?


Comprendre pourquoi permet de mieux déterminer son rayon d’action et par conséquent les bénéfices que l’on peut obtenir. Cela permet de fixer aussi les limites de notre belle pratique.


Note : il ne s’agit pas ici de préciser les mécanismes physiologiques complexes de la réflexologie (stimulation réflexe, message vers le cerveau par le système nerveux et réponse vers l’organe cible). Le but est juste de comprendre ce qui se passe dans l’organisme lors de la pratique de la réflexologie et qui explique l’amélioration de la circulation corporelle.


Des schémas pour tout illustrer…


Bien que de simples dessins ne soient pas le reflet exact de la réalité, ils permettent d’expliquer un phénomène avec suffisamment d’exactitude.


Prenons un robinet, un tuyau d’arrosage et une plante (schéma n° 1).

On ouvre le robinet, l’eau passe dans le tuyau et arrose la plante qui peut se développer de façon harmonieuse. Tout va ainsi pour le mieux dans le meilleur des mondes.




Maintenant que se passe-t-il si l’on place un gros caillou sur le tuyau (schéma n° 2) ? Notre plante n’est plus arrosée. On pourra lui mettre de l’engrais, la bichonner et faire tout ce que l’on veut. Sans eau, elle va dépérir irrémédiablement. On pourrait aussi ouvrir plus le robinet, mais cela ne va faire que provoquer des tensions dans le tuyau.



En enlevant le caillou, tout rentre dans l’ordre (Schéma n° 3). Notre belle plante est de nouveau arrosée et peut recommencer à avoir un développement optimal.


Voilà ce que fait la réflexologie. Tout comme la main qui retire le caillou du tuyau, la stimulation de zones réflexes plantaires aide à relâcher précisément les zones de tensions corporelles. Cela permet le retour à une bonne circulation et donc a un fonctionnement optimal de notre organisme.


Allons un peu plus loin dans le raisonnement :

  • Si notre plante est malade, on aura beau l’arroser, cela ne suffira pas. Il en est de même si le robinet est cassé et ne peut plus s’ouvrir ou se fermer. En réflexologie, c’est la même chose. Si un organe est malade, on ne va pas le guérir. On n’aura pas d’amélioration ou celle-ci sera de courte durée. C’est la limite de notre pratique.

  • Au moment où l’on retire le caillou, la plante reçoit un afflux d’eau trop important. Elle sera trop arrosée au départ et donc un peu moins bien, mais c’est pour être mieux après. En réflexologie, il peut également y avoir une réaction d’adaptation transitoire de l’organisme lié à la libération des tensions. Il peut alors s’en suivre une légère augmentation des troubles. Mais c’est le signe d’une amélioration dans les jours qui suivent.


Voici un exemple : en relâchant les muscles du bassin, ainsi que le diaphragme on peut diminuer certains troubles digestifs comme la constipation ou encore les ballonnements. Cela peut se faire sans stimuler les zones réflexes lier à ça le même système digestif. Tout cela est après tout très logique. On a dans ce cas uniquement libéré les tensions et permis à la circulation sanguine, nerveuse et des fluides de se faire plus librement.

Le relâchement des tensions, c’est ce qui se ressent pendant et juste après la séance. C’est un moment souvent très agréable entre un sentiment de légèreté et de souplesse retrouvée.

Ce qui est le plus intéressant c’est justement la conséquence de ce relâchement : une meilleure circulation. Notre organisme peut alors fonctionner aux meilleurs de ses propres possibilités.


Mais concrètement, dans la pratique…


Les tensions corporelles se retrouvent généralement très bien au niveau des réflexes plantaires. Ce sont des zones à travailler en priorité. Cela s’accompagne presque instantanément du relâchement de la zone corporelle correspondante.

Mais, pour aller plus loin, il est indispensable de toujours stimuler les réflexes du système nerveux central et périphérique ainsi que ceux des grandes endocrines. Dans notre schéma, c’est représenté par le robinet.

On ne soulignera jamais assez l’importance d’un travail minutieux des orteils. Ceux-ci correspondent aux zones réflexes du système nerveux central. On peut d’ailleurs observer parfois un changement de texture plantaire sur certaines zones réflexes du pied rien qu’en stimulant énergiquement les orteils.


Parfois, certaines pathologies, des traitements ou une baisse générale de la vitalité rendent difficile la lecture des zones réflexes et donc la localisation des tensions corporelles. Il faut alors chercher les modifications de textures cutanées plus profondément. Elles sont aussi plus petites. Cela complique le travail d’analyse pour les réflexologues, mais rend notre métier encore plus passionnant.

Le relâchement des tensions, ce n’est pas juste un sentiment de « mieux-être », de légèreté et une diminution des sensations douloureuses. Ses conséquences sont un préalable à une bonne santé. L’amélioration de la circulation est un des énormes bénéfices de la réflexologie plantaire. Elle permet à notre corps de donner le meilleur de lui-même.


La réflexologie ne se substitue pas à la médecine conventionnelle.

Le réflexologue ne peut pas faire un diagnostic, modifier un traitement ou participer à une décision thérapeutique.

Conformément à la loi, la pratique de la réflexologie ne peut être en aucun cas assimilée à des soins médicaux ou de kinésithérapie, mais à une technique de bien être par la relaxation physique et la détente libératrice de stress. (Loi du 30.04.1946, décret 60669 de l’article l.489 et de l’arrêté du 8.10.1996.)