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Intérêt de la réflexologie sur la diminution des paresthésies liées aux traitements en oncologie.


La réflexologie est une pratique de soins complémentaire. En oncologie, elle est de plus en plus utilisée pour atténuer les troubles liés aux effets secondaires des traitements. Dans le cas particulier des paresthésies, c’est une action localisée des différentes techniques de réflexologie qui va permettre d’obtenir une diminution de ce trouble.


Explication sur les paresthésies induites par le traitement


Certains traitements de chimiothérapie peuvent avoir un effet toxique sur les nerfs, notamment sensoriels. Leurs rôles sont de transmettre au cerveau les différentes informations sensitives tels que le chaud, froid, douleur ou reconnaissance du toucher des différentes textures. Le fait que ces nerfs soient endommagés provoque des troubles de la sensibilité appelés paresthésies.

Ce trouble sensoriel se traduit par des sensations d’engourdissements, de fourmillements ou de picotements des extrémités aux pieds et aux mains qui peuvent alors être douloureux.

Pour les pieds, il est souvent décrit la sensation de marcher sur une «semelle en carton», de moins bien « sentir ses appuis » et en même temps d’avoir des sensations douloureuses.

Pour les mains, la baisse de sensibilité peut induire des difficultés pour saisir certains objets ou dans l’exécution de différents gestes comme faire ses lacets, ou fermer un bouton.

Bien que les paresthésies diminuent le plus souvent quelques mois après l’arrêt du traitement cela reste un trouble très handicapant.


Rappels importants sur quelques spécificités de la pratique de la réflexologie en oncologie


  • Avant de commencer la prise en charge d’une personne pour un suivi de traitement, il est indispensable que le patient demande l’accord de son oncologue.

  • Le but de la réflexologie est uniquement d’accompagner au mieux la personne lors de la prise en charge de sa pathologie et de soulager les troubles liés aux effets secondaires des différents traitements.

  • Certains traitements diminuent la sensibilité des zones réflexes plantaire, ce paramètre important est à prendre en compte lors de l’évaluation des différentes textures cutanées plantaires.

  • Étant donné que le but est uniquement de diminuer les effets secondaires liés au traitement et à la pathologie, il n’y a pas d’intérêt à stimuler de façon active (dans la durée et l’intensité) les zones réflexes qui correspondent aux organes touchés par la pathologie.

  • Il est indispensable d’avoir les connaissances de base théorique nécessaires sur les pathologies rencontrées ainsi que leur traitement.

Intérêt de la réflexologie sur la diminution des paresthésies.


Avant d’aller plus loin, il faut rappeler que la réflexologie (plantaire et palmaire) permet de stimuler à distance sur les différentes parties du corps en exerçant des pressions manuelles sur des zones et points réflexes situés sur les pieds ou les mains. C’est la base de l’action de la réflexologie.

Dans le cas particulier du travail sur les paresthésies, l’approche est différente, car on ne cherche plus à stimuler un organe à distance. On utilise cette fois les différentes techniques manuelles de la réflexologie non plus pour agir sur une partie de l’organisme, mais pour avoir une action localisée et directe sur les pieds et les mains. C’est un point très important à préciser, car cette façon de procéder n’est pas habituelle en réflexologie.

Les zones à simuler prioritairement sont très faciles à identifier, elles correspondent à l’endroit précis des troubles décrit par la personne.

La stimulation se fera sur les orteils et métatarses pour les pieds et doigts et métacarpes pour les mains.

Même si la zone concernée doit être travaillée dans son ensemble, les parties molles des faces plantaires et palmaires sont à stimuler prioritairement.

Quelle que soit la technique utilisée, reptation ou mouvement glissé, l’appui doit être ferme et suffisamment appuyé tout en respectant bien sûr le niveau de tolérance de la personne.

Palper les zones de tensions avec des reptations progressives avec le plat du pouce pour sentir les zones à stimuler puis stimuler ses mêmes zones en mouvement glissé et appuyé donne de bons résultats. Cela doit être complété par des étirements des orteils et doigts.

La durée de stimulation relative entre le travail des mains ou des pieds se fait en fonction de la localisation des troubles ressentie par la personne.

À titre d’exemple, il faut compter environ 30 minutes pour les stimulations des zones plantaires, 20 pour les orteils et 10 pour les métatarses.

La mobilisation des articulations (cheville et poignet) est réalisée en fin de séance.


Une fois cette action locale terminée, on peut compléter la séance par une approche classique de la réflexologie en stimulant les zones réflexes correspondantes au système nerveux périphérique et aux différents muscles afin de bien relâcher les tensions musculaires.


Les effets se ressentent très rapidement, dès la fin de séance les personnes doivent avoir une meilleure sensibilité plantaire et palmaire.

Pour les personnes en cours de traitement il est idéal de proposer des séances entre les cures.

Une fois le traitement fini, la fréquence des séances se fera en fonction de la diminution des symptômes.


Note : les mouvements et pressions manuelles pratiqués en réflexologie obéissent à certaines règles qu’il est important de connaitre et de respecter. Les réflexologues sont formés à de telles pratiques. Pour trouver une personne certifiée en réflexologie, se renseigner auprès des fédérations, syndicats ou annuaire des centres de formation en réflexologie.


Conclusion


La réflexologie est une pratique très efficace pour soulager de nombreux troubles, en agissant à distance sur l’ensemble de l’organisme. L’utilisation des techniques de pression manuelles peut également avoir un effet bénéfique sur certains troubles sensitifs localisés présents au niveau des pieds et des mains. C’est le cas pour les paresthésies provoquées par un traitement de chimiothérapie.


La réflexologie ne se substitue pas à la médecine conventionnelle.

Le réflexologue ne peut pas faire un diagnostic, modifier un traitement ou participer à une décision thérapeutique.

Conformément à la loi, la pratique de la réflexologie ne peut être en aucun cas assimilée à des soins médicaux ou de kinésithérapie, mais à une technique de bien être par la relaxation physique et la détente libératrice de stress. (Loi du 30.04.1946, décret 60669 de l’article l.489 et de l’arrêté du 8.10.1996.)



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