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Utilité du relâchement musculaire en réflexologie plantaire


Il est indéniable que le relâchement musculaire qui suit une séance de réflexologie plantaire provoque un état de « mieux-être » important. Ce sentiment de « légèreté » très agréable ne doit pas faire oublier les bénéfices sur l’ensemble de l’organisme d’une diminution des différentes zones de tensions.

Cet article a pour but de montrer l’importance de la stimulation des zones réflexes correspondant au muscle du diaphragme, ainsi qu’aux muscles du bassin et de la ceinture scapulaire.

Note : Les explications et les illustrations qui sont données ici sont volontairement simplifiées.


Comment les différentes parties de notre organisme interagissent-elles entre elles ?


Le fonctionnement de notre corps est très complexe. Afin de bien fonctionner, nos différents organes, glandes ou muscles sont constamment en train de communiquer les uns avec les autres.

Pour cela, nous disposons de différents moyens :

  • Le système nerveux (central, périphérique et autonome). Il commande l’ensemble de notre organisme. Celui-ci peut percevoir les modifications de notre environnement interne et externe et propose ainsi une réponse adaptée très rapide. Il permet aussi la régulation automatique de certaines fonctions comme la digestion, le rythme cardiaque ou encore la respiration.

  • Le système endocrinien est constitué de différentes glandes qui sécrètent des hormones dans la circulation sanguine. Ces différentes hormones ont un rôle de messager. Elles régulent le fonctionnement de nos différents organes entre eux (cf. vidéo).

  • La circulation sanguine transporte entre autres les nutriments et l’oxygène.

  • Le système lymphatique est constitué de glandes et de vaisseaux. Son rôle est d’assurer la circulation des cellules immunitaires dans tout l’organisme.

  • Les fascias qui sont des membranes de tissus conjonctifs que l’on retrouve partout dans le corps et qui assurent une continuité entre les organes, muscles et autres parties de notre corps.


Tous ses différents « moyens de communications organiques » assurent un fonctionnement optimal qui nous permet de trouver un équilibre physiologique juste, c’est ce que l’on nomme l’homéostasie.


Quel est le rapport avec les tensions musculaires ?


Pour qu’une information puisse circuler librement, il faut que le chemin qu’elle emprunte soit dégagé. L’exemple qui illustre le mieux cela est celui du tuyau d’arrosage. Si on le comprime en posant un poids dessus le débit de sortie se trouve fortement diminué, le tuyau se met en pression et la plante n’est plus arrosée. Au fil du temps, il va s’abimer et notre plante va commencer à sérieusement manquer d’eau. Augmenter le débit en ouvrant plus le robinet ne change évidemment rien. Pour remédier à cela, la seule solution est de supprimer la tension en enlevant le poids. Tout rentre alors dans l’ordre, et notre plante retrouve peu à peu sa vigueur initiale.


Les circuits de communication de notre corps ont également besoin de l’espace nécessaire pour transmettre l’information. Les zones de tension musculaires (cf article) peuvent provoquer des blocages dans la circulation de l’information.

La ceinture scapulaire, le diaphragme et le bassin sont trois zones ou des tensions musculaires sont à contrôler en priorité.

  • Les muscles de la ceinture scapulaire permettent les mouvements de la tête et des bras et des blocages peuvent avoir des répercussions sur ces mêmes endroits. Le muscle le plus important est le trapèze.

  • Le diaphragme est le muscle de la respiration. Il sépare le thorax de l’abdomen. Des tensions peuvent provoquer une gêne respiratoire, mais aussi des problèmes sur le système digestif qui se retrouve comprimé (foie, estomac, intestin).

  • Les muscles du bassin. Celui dont les tensions ont le plus de conséquences est le psoas. C’est le muscle qui fait la liaison entre le buste et les jambes. Des tensions peuvent influer sur l’amplitude des mouvements de la hanche, mais aussi sur le système digestif, reproducteur et urinaire.


Le dessin ci-dessous permet de visualiser les zones touchées par des tensions sur ces trois zones musculaires.




Application à la réflexologie plantaire.


Les réflexes plantaires liés à ses trois zones sont systématiquement vérifiés et stimulés.


Ce schéma illustre l’emplacement des zones réflexes :




En mettant les tissus en extension (par mouvement du pied), il est facile de détecter les zones concernées.

Il est très fréquent qu’une zone réflexe modifiée soit initialement attribuée à un organe alors qu’en fait il s’agit d’une zone de tension musculaire. Cela est lié à la superposition des zones réflexes plantaires.

On peut trouver parfois des tissus très souples alors que les tensions musculaires sont bien présentes. Cela est la conséquence de certains traitements ou d’un manque de vitalité. La zone réflexe est dans ce cas plus difficile à localiser, mais néanmoins détectable (avec les tissus plantaires en extension).


La stimulation peut se faire de différentes façons, un appui fixe est parfois douloureux. Une stimulation en mouvement glissé accompagné d’une « variation dynamique du contre-appui » donne de très bons résultats et cela est beaucoup moins douloureux pour la personne.

Le relâchement musculaire se ressent le plus souvent très rapidement (pendant la séance).

En travaillant sur le relâchement des tensions musculaires il faut bien faire attention à l’état de santé de la personne, car cela provoque parfois une grosse fatigue, des douleurs secondaires transitoires ou autres effets indésirables. Ceci est une réaction d’adaptation de l’organisme qui est tout à fait normale, mais qui est à prendre en compte. Un travail plus doux minimise largement ces effets, il faut adapter l’intensité des séances à chaque cas. Une bonne hydratation est également toujours conseillée, car elle favorise l’élimination des toxines.


Un travail minutieux sur les zones de tensions musculaires permet d’obtenir des bénéfices sur des parties du corps sans avoir besoin de stimuler les zones réflexes correspondantes.


Pour conclure


La stimulation des zones réflexes correspondant à la ceinture scapulaire, au diaphragme et au psoas permet un relâchement rapide des principales zones de tension de l’organisme. Cela aide les différentes parties de notre corps à mieux fonctionner ensemble et favorise le retour à l’homéostasie.


La réflexologie ne se substitue pas à la médecine conventionnelle.

Le réflexologue ne peut pas faire un diagnostic, modifier un traitement ou participer à une décision thérapeutique.

Conformément à la loi, la pratique de la réflexologie ne peut être en aucun cas assimilée à des soins médicaux ou de kinésithérapie, mais à une technique de bien être par la relaxation physique et la détente libératrice de stress. (Loi du 30.04.1946, décret 60669 de l’article l.489 et de l’arrêté du 8.10.1996.)



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