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Trois actions fondamentales (et chronologiques) de la réflexologie plantaire

Mis à jour : janv. 20



La réflexologie plantaire à une action à la fois sur le plan physique et sur le plan émotionnel. C’est sans doute une des raisons qui explique que cette pratique est aujourd’hui de plus en plus répandue et reconnue.

Afin d’obtenir de bons bénéfices, il convient de bien choisir les zones réflexes à stimuler. Celles-ci sont déterminées en fonction des troubles décrits par la personne et par la texture des différentes zones réflexes plantaires. Il est généralement admis qu’il n’y a aucune obligation à respecter un ordre chronologique dans le travail des différents réflexes. Malgré cela, la liste étant parfois très longue, il n’est pas possible de stimuler toutes les zones de façon approfondies. Cela rendrait les séances beaucoup trop longues, inconfortables et sans majoration des bénéfices pour la personne. Vouloir trop en faire n’est pas toujours la meilleure des solutions.

Prioriser son travail en respectant une certaine chronologie a de nombreux avantages. Les zones réflexes modifiées surtout si elles correspondent directement aux troubles décrits sont fondamentales, et il convient de surveiller leur évolution. Pourtant, ce n’est pas forcément ces zones qui doivent être stimulées en premier.

Cet article propose de montrer l’intérêt de respecter un ordre chronologique dans la stimulation des zones réflexes plantaires.


Dans quel ordre peut-on stimuler les zones réflexes ?


Quand une lampe fonctionne mal, le problème ne vient pas forcément de l’ampoule. C’est pourtant la première chose que l’on est tenté de vérifier, et c’est bien logique, car une lumière qui fonctionne correctement et sans grésillement est le signe que tout marche bien. Pourtant il peut s’agir d’un problème d’alimentation électrique, d’un fusible, d’un faux contact, ou encore d’un interrupteur défectueux. Pour que notre ampoule puisse remplir sa fonction au maximum de sa puissance, il est nécessaire que notre installation électrique soit en parfait état.

Bien évidemment, notre organisme est bien plus complexe qu’une simple lampe. Mais nos organes, nos glandes et toutes les parties de notre corps communiquent sans cesse entre elles. C’est une des conditions nécessaires pour assurer un bon fonctionnement de notre organisme.


Le schéma ci-dessous illustre un ordre chronologique du travail en réflexologie plantaire respectant le fonctionnement physiologique de notre organisme.



1 : La libération des tensions musculaires.


Il est préférable de commencer son approche par un relâchement des zones de tension musculaire en ciblant prioritairement le diaphragme, la ceinture scapulaire (trapèzes) et les muscles du bassin (psoas). En diminuant les tensions musculaires, on favorise une bonne communication des différentes parties de notre corps. La circulation sanguine et lymphatique peut se faire plus facilement et le fonctionnement de nos systèmes nerveux et hormonaux est également facilité (cf article).

Un travail approfondi des zones de tensions permet parfois d’atténuer des troubles organiques sans stimuler la zone réflexe correspondante.

Un autre grand avantage de commencer ainsi est que le relâchement est ressenti très rapidement, le plus souvent pendant la séance. Le « mieux-être » que cela procure est un effet physique mesurable. C’est un très bon moyen de démontrer l’efficacité de la réflexologie sur l’organisme.

Lors d’une première séance, et même sur un organisme sans tensions particulières, ce travail prend au minimum 30 minutes. Cette durée varie bien sûr lors des séances suivantes en fonction de l’évolution de la texture des zones réflexes.


2 : La stimulation des systèmes nerveux et endocrinien.


Les systèmes nerveux et endocrinien permettent une « communication » entre toutes les parties de notre corps. Le fait d’avoir libéré préalablement les zones de tension rend ce travail plus facile, mais aussi plus efficace.

Pour le système nerveux (central, périphérique et autonome), on n’omettra pas la stimulation du nerf vague.

Le système hormonal (cf. vidéo) sera également stimulé dans son ensemble avec une attention particulière sur la région de l’hypophyse qui est considérée comme le « chef d’orchestre » de ce système.

Il est préférable de solliciter ses deux systèmes régulièrement, même sans rapport apparent avec les troubles décrits et même si les textures des zones réflexes sont normales.

Cette fois, le ressenti est moins « visible » et moins « évaluable » par la personne qui bénéficie de la séance. C’est bien logique, car les tensions musculaires se ressentent physiquement, ce qui n’est pas le cas (immédiatement) de la stimulation de ces deux systèmes.

Par contre, on note très souvent une facilité à prendre plus de recul, à « relativiser ». Bien que cet effet soit non mesurable, car subjectif, il est très important (cf article). En réflexologie, on peut le considérer comme un indicateur de l’efficacité des séances, c’est le signe d’un retour à un bon équilibre physiologique.


3 : Le travail des réflexes ciblés


Dans la longue liste des réflexes à travailler les réflexes ciblés sont soit des réflexes plantaires modifiés, soit des réflexes correspondant à des parties du corps lié aux troubles décrit, soit les deux à la fois.

Il est très important de surveiller leur évolution (ressenti de la personne et texture). Leur stimulation est grandement facilitée par tout le travail fait précédemment.

Tout comme l’ampoule de notre exemple était le signe du bon fonctionnement de la lampe, les zones réflexes ciblées reflètent très bien l’évolution des différents troubles que l’on rencontre.

Il est beaucoup plus efficace d’agir sur un organe ou une partie précise de notre corps dans un organisme sans tension et avec un meilleur équilibre nerveux et hormonal.

En procédant ainsi, on permet aux différentes parties de notre corps de fonctionner au meilleur de leur possibilité.

Ce travail sur les réflexes ciblés ne peut se faire en général qu’à partir de la deuxième séance, mais comme toujours, cela varie d’une personne à l’autre.


Pour conclure


Respecter une chronologie dans la stimulation des différentes zones réflexes permet de bien prendre en compte le fonctionnement physiologique de notre organisme.

L’abaissement des zones de tension musculaire se ressent très rapidement et permet une meilleure circulation de « l’information ». Le travail sur les systèmes nerveux et hormonaux participe à un bon équilibre physiologique de notre corps. Cela se traduit très souvent par une meilleure gestion des émotions.

Pour finir, la stimulation des réflexes ciblés permet à nos organes ou autres parties de notre organisme de fonctionner au meilleur de leur possibilité.


La réflexologie ne se substitue pas à la médecine conventionnelle.

Le réflexologue ne peut pas faire un diagnostic, modifier un traitement ou participer à une décision thérapeutique.

Conformément à la loi, la pratique de la réflexologie ne peut être en aucun cas assimilée à des soins médicaux ou de kinésithérapie, mais à une technique de bien être par la relaxation physique et la détente libératrice de stress. (Loi du 30.04.1946, décret 60669 de l’article l.489 et de l’arrêté du 8.10.1996.)


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