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L’intérêt de la réflexologie dans le parcours de soins en cancérologie.

Dernière mise à jour : il y a 6 jours


En tant que soin de support, la réflexologie est de plus en plus répandue pour atténuer les effets de la maladie et des traitements liés aux différents types de cancers.

Différents moyens sont mis en œuvre par l’équipe médicale pour enrayer et soigner cette pathologie (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie…).

Le but de cet article est de montrer l’intérêt de la réflexologie lors des différentes étapes du parcours de soins.

Rappel : en soins de support, le but de la réflexologie est uniquement d’atténuer les effets secondaires et autres troubles liés aux traitements et à la pathologie.

Avant toute prise en charge, il est indispensable que la personne ait l’accord de son médecin-référent.


Les différents moyens thérapeutiques qui sont présentés ici sont expliqués de façon très synthétique. Les choix de traitements ainsi que leur ordre chronologique est très variable. En effet, le programme personnalisé de soins est toujours discuté collégialement entre différents spécialistes lors de réunions pluridisciplinaires et prend en compte les particularités du patient et de sa maladie.


La chirurgie :


Le but de la chirurgie est d’enlever la tumeur. Il peut être nécessaire de pratiquer l’ablation d’un organe ou d’une partie d’un organe ainsi que des tissus ou organes environnants. Les techniques opératoires récentes permettent d’avoir des interventions de moins en moins lourdes. Parfois, une radiothérapie ou une chimiothérapie est proposée avant l’intervention pour réduire la taille de la tumeur et faciliter l’opération.


Intérêt de la réflexologie :

C’est finalement le même intérêt que pour toutes les interventions chirurgicales.

Avant l’opération : Une intervention chirurgicale est quasiment toujours génératrice de stress et d’angoisse. Cela est peut-être dû à une crainte liée à l’anesthésie, à l’opération elle-même ou aux suites opératoires. Proposer une ou deux séances de réflexologie permet très souvent d’être plus serein et plus détendu pour le jour de l’opération.


Après l’opération : dès que cela est possible, et avec l’accord du médecin. La réflexologie postopératoire permet d’aider à diminuer les douleurs liées à l’opération et aussi de relâcher les différentes zones de tensions corporelles. Ce relâchement aide aussi à élimer les « toxines ».


La chimiothérapie :

Elle a pour but d’éliminer les cellules cancéreuses, quel que soit l’endroit où elles se trouvent dans le corps, en les détruisant ou en les empêchant de se multiplier. Son action se porte également sur les cellules cancéreuses qui ne peuvent pas être vues par les examens d’imagerie.

Elle peut être administrée avant une opération, pour réduire la taille de la tumeur, après l’opération pour réduire le risque de récidive ou encore pour traiter les cellules cancéreuses qui se sont propagées dans d’autres parties du corps (métastases).

La chimiothérapie peut aussi être utilisée seule ou avec de la radiothérapie.

Elle est administrée par voie injectable ou par comprimé.


Intérêt de la réflexologie :

C’est certainement pendant la durée du traitement par chimiothérapie que la réflexologie est le plus adaptée comme soins de support. Un article de ce blog est d’ailleurs consacré à la pratique en oncologie (ici).


Pour rappel, voici une liste non exhaustive de différents troubles que l’on peut rencontrer :

  • Douleurs et contractures musculaires

  • Stress

  • Trouble du sommeil

  • Alternance constipation/diarrhée

  • Fatigue

  • Bouffées de chaleur

  • Douleurs articulaires

  • Nausées et vomissements

Un autre trouble très fréquent que l’on rencontre est un engourdissement des mains et des pieds (paresthésies). C’est en fait une inflammation ou un endommagement des terminaisons nerveuses. Dans ce cas bien particulier, il est possible d’atténuer cette sensation, grâce à une action localisée du « geste réflexologique ». C’est-à-dire que l’on ne recherche plus l’action générale (sur tout l’organisme), mais on agit directement sur l’endroit précis des paresthésies. Un autre article est consacré à ce cas bien particulier (ici).


L’idéal est de pouvoir proposé des séances de réflexologie de façon régulière pendant la durée du traitement par chimiothérapie. Il est également intéressant de proposer des séances plus espacées dans les mois qui suivent l’arrêt de ce traitement. La fréquence est à adapter en fonction de l’évolution des troubles ressentis.


La radiothérapie


Cela consiste à exposer les cellules cancéreuses à des radiations pour les détruire ou freiner leur évolution.

Comme les autres moyens thérapeutiques, elle peut être utilisée seule ou en complément à un traitement chirurgical ou médicamenteux.


Intérêt de la réflexologie :


Les différents troubles que l’on peut rencontrer dépendent surtout de la localisation du traitement par radiothérapie.

Un protocole général, basé sur la diminution des zones de tensions corporelles est le plus souvent adapté.

Note : Il n’y a pas d’intérêt à stimuler de façon active (dans la durée et l’intensité) les réflexes correspondants à la partie du corps ciblé par l’irradiation (et donc la pathologie). Il est plus utile de travailler sur la diminution des douleurs et troubles périphériques.


D’autres traitements


Hormonothérapie, immunothérapie, traitement ciblé, thérapie génique… Les possibilités de traitements sont de plus en plus nombreuses et les progrès de la médecine sont considérables ces dernières années.

Quel que soit le traitement décidé par l’équipe médicale, le but de la réflexologie reste de soulager les effets secondaires liés au traitement et à la pathologie et se basant sur la description des troubles et des différentes textures cutanées plantaires.


Une approche classique de la réflexologie.


Une approche classique en commençant son approche sur la diminution des différentes zones de tensions musculaires donne de bons résultats sur la diminution des effets secondaires. Cela provoque un relâchement rapide des tensions (diminution des douleurs) et aide l’organisme à fonctionner au meilleur de ses possibilités (plus de dynamisme, de légèreté et moins de fatigue). Voir les deux articles qui abordent ce sujet (ici et ici). L’impact des séances sur la diminution du stress est également un facteur important.

Comme toujours, dans notre pratique, beaucoup de troubles s’améliorent en gardant une approche simple et logique, tout en ayant une vision globale du soin et de la personne.

Les premières séances seront souvent assez « douces » et l’intensité sera à adapter en fonction des réactions.

La réflexologie permet d’accompagner les personnes atteintes de cancer tout au long du parcours de soins. Elle permet de soulager un grand nombre de troubles qui sont liés au traitement et à la pathologie. Une approche classique des séances est adaptée pour obtenir des résultats convaincants et permet de retrouver plus de dynamisme et un meilleur équilibre émotionnel.


Version audio :




La réflexologie ne se substitue pas à la médecine conventionnelle.

Le réflexologue ne peut pas faire un diagnostic, modifier un traitement ou participer à une décision thérapeutique.

Conformément à la loi, la pratique de la réflexologie ne peut être en aucun cas assimilée à des soins médicaux ou de kinésithérapie, mais à une technique de bien être par la relaxation physique et la détente libératrice de stress. (Loi du 30.04.1946, décret 60669 de l’article l.489 et de l’arrêté du 8.10.1996.)

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